Autoroutes à 110km/h : prochainement un référendum ?

23/06/2020

La proposition de la Convention Citoyenne pour le Climat d'abaisser la vitesse maximale à 110 km/h sur les autoroutes n'a pas manqué de faire le débat. A en juger par l'opinion publique, il semble difficile qu'elle aboutisse à un projet de loi.

La proposition de la Convention Citoyenne pour le Climat d'abaisser la vitesse maximale à 110 km/h sur les autoroutes n'a pas manqué de faire le débat. A en juger par l'opinion publique, il semble difficile qu'elle aboutisse à un projet de loi.

Parmi les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat, plusieurs d'entre vous ont réagi à propos de celle concernant l'abaissement de la vitesse maximale sur autoroute. Et sans surprise vous êtes majoritairement contre. Il faut dire que la tentative du gouvernement de réduire la vitesse à 80 km/h sur les voies nationale est restée en travers de la gorge de bon nombre de Français.

Pour rappel, afin d'élargir ses champs de vision sur la question brûlante du réchauffement climatique, le gouvernement en a fait appel à la population en tirant au sort 150 personnes afin de les intégrer au sein de la Convention Citoyenne pour le Climat. L'objectif : réduire de 40% les émission de gaz à effets de serre de manière durable d'ici 2030.

Vers un référendum ?

Jean-Baptiste Djebbari, secretaire d'état aux Transports, expliquait sur l'antenne de RTL : "Ces restrictions de vitesse ont trait à l'écologie, à la sécurité routière, au rapport qu'ont les Français (…) à leurs libertés, ce sont des beaux sujets de démocratie. Cette proposition pourrait trouver, si le président (de la République) en décide ainsi, à s'insérer dans une série de propositions (…) soumises à un référendum consultatif".

L'abaissement de cette limite de vitesse soulève en effet un tas de questions. Si une loi venait à confirmer cette proposition, les autoroutes resteraient-t-elles payantes ? Si oui alors pourquoi ne pas emprunter une voie nationale ? Si non, quelles conséquences pour les sociétés concessionnaires d'autoroute comme APRR, Cofiroute, Eiffage ou Vinci ? Mais surtout si les voies nationales deviennent davantage empruntées, quelles seraient les conséquences sur le taux d'accidentalité ?

400 000 signatures contre la proposition

En fin de semaine dernière, l'association 40 millions d'automobilistes s'était d'emblée opposée à ce projet en invitant les internautes à remplir une pétition en ligne. Ils estimaient qu'il s'agissait-là d'une "mesure complètement déconnectée de la réalité, imposée à 90% de la population par une poignée d’écologistes fondamentalistes qui ne représentent qu’eux-mêmes".

Cette pétition a déjà reçu 400 000 signatures.

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