Autoroutes : une hausse des prix à prévoir d’ici 2019

26/06/2017

Augmenter les tarifs des péages pour financer de nouvelles infrastructures routières ? Voici le marché conclu entre l’État et 7 compagnies exploitantes d’autoroutes : APRR, Area, ASF, Escota, Cofiroute, Sanef et SAPN.

Augmenter les tarifs des péages pour financer de nouvelles infrastructures routières ? Voici le marché conclu entre l’État et 7 compagnies exploitantes d’autoroutes : APRR, Area, ASF, Escota, Cofiroute, Sanef et SAPN.

Le but est de moderniser le réseau grâce à des nouveaux échangeurs autoroutiers, des aires de covoiturage, mais aussi en créant des écoponts et des murs antibruit.

Néanmoins, cela a un coût : 803,5 millions d’euros, un chiffre conséquent qui nécessite de trouver de l’argent.

Le financement de ces opérations devrait être supporté par les usagers, avec une augmentation des tarifs de péage comprise entre 0,1% et 0,4%, prévue entre 2019 et 2021, mais également par les subventions des collectivités territoriales à hauteur de 220 millions d’euros. 

Sur l’ensemble du plan étudié, 54% pourraient être considérés comme justifiés, soit 430 millions d’euros dont 352 millions financés par la hausse des prix des péages. En effet, la participation au financement du projet par les automobilistes “parait justifié et démontré”, selon l’Arafer (Autorité de Régulation des Activités Ferroviaires Et Routières)

Cependant, pour 23 des 57 opérations programmées, l’Arafer estime qu’il n’est pas justifié de faire supporter aux automobilistes les frais de rénovation du réseau, “soit parce que les projets correspondent à des obligations déjà prévues dans les contrats, soit parce qu’il n’est pas établi qu’ils sont strictement nécessaires ou utiles à l’exploitation des autoroutes”. 

Sur le périmètre des opérations pour lesquelles le financement par une hausse des péages apparait justifié, l’Arafer considère que les travaux envisagés sont trop chers par rapport au prix du marché, avec un coût surévalué de plus de 30%. Elle décrète que “pour 17% du montant total des investissement, les coûts sont supérieurs de 10% aux référentiels établis, pour 24% du montant total des investissements, les coûts sont supérieurs de 20 à 30% et pour 41%, supérieurs de plus de 30%”.

Toutefois, ce plan d’investissement autoroutier, validé lors du quinquennat de François Hollande, devrait créer environ 5000 nouveaux postes. De plus, il est possible que les tarifs soient revus à la baisse en vertu de la loi Macron de 2015, lorsqu’il était encore ministre de l’Économie.

Source : Caradisiac

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