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La fin des ventes de véhicules essence et diesel annoncée pour 2040

 

Les députés ont voté en commission la fin de la vente des véhicules à carburants fossiles (essence, diesel et gaz naturel) d’ici à 2040, dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités (LOM). Un objectif que Nicolas Hulot avait fixé en juillet 2017 lorsqu’il était Ministre de la Transition Écologique. 

La commission du développement durable a adopté un amendement du co-rapporteur Jean-Luc Fugit (LREM). Ce dernier a souligné que “si plusieurs pays européens se sont positionnés en ce sens, la France serait le premier à l’inscrire dans la loi”.

Des objectifs intermédiaires

L’objectif ultime pour la France est d’arriver à la décarbonation complète d’ici 2050, en se fixant des objectifs pas à pas. Ainsi, la montée en puissance des véhicules à faibles et très faibles émissions sera prévue à échéance 2030. La décennie 2040 marquera ensuite la fin de la vente des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers neufs utilisant des énergies fossiles. Le député reconnaît que l’objectif est “ambitieux” mais “possible”. 

Il y a toutefois des nuances : cela concernerait des véhicules 100% thermiques, il devrait donc toujours exister des hybrides et pas seulement des 100% électriques. Et la mesure s’appliquerait aux véhicules neufs. 

Mais qui sera chargé de veiller à cette diminution de la pollution au carbone ? Ce sera l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, qui fera un rapport tous les cinq ans et le soumettra à un débat à l’Assemblée Nationale et au Sénat. 

Les constructeurs automobiles ont déjà anticipé

Les constructeurs, qui sentent le vent tourner depuis quelques années, n’ont pas attendu ce projet de loi pour réagir. S’ils sont encore loin de délaisser complètement le thermique, beaucoup anticipent et pensent à une version électrifiée de leurs nouveautés. Renault, déjà à la pointe avec sa Zoé, va lancer deux véhicules hybrides : la Clio 5, qui sera proposée en hybride simple et le Captur 2, en hybride rechargeable. 

La part du marché thermique reste très élevée

Cet objectif semble toutefois difficilement atteignable, le marché thermique représentant 94% des ventes automobiles actuelles, auxquelles s’ajoutent les 4,2% de ventes de véhicules hybrides non rechargeables et les 0,97% d’hybrides rechargeables.

 

Sources : Franceinfo, Le Lynx, Caradisiac

 

 

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