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Pénurie : au coeur des tensions, les "pleins de précaution" se multiplient

On le sait, les intentions de blocage des raffineries et dépôts pétroliers s'intensifient pour cette semaine. Les syndicats de la CGT et Force Ouvrière affirment de nouveau leur détermination face au gouvernement sur la réforme des retraites.

Europe 1 rapporte les propos de Marin Guillotin, élu FO, qui affirme : "aucun produit ne sortira de la raffinerie jusqu'au (vendredi) 10 à 14 heures, date de la prochaine assemblée générale". A l'heure actuelle, sept raffineries sur huit sont fermées. Parmi ces dernières celle de Grandpuits est la plus importante du territoire, et les expéditions sont bloquées jusqu'au 10 janvier 2020.

 

Raffinerie de Donges

 

Fabien Privé Saint-Lanne, secrétaire général de la CGT du site Total de Donges, affirme à Ouest-France qu'avec la mobilisation de la raffinerie de Donges jusqu'à samedi, "il n’y aura aucune livraison de carburant depuis la raffinerie, que ce soit par pipeline, par bateau, par wagon ou par camion".

Si le gouvernement assure, via le ministère de la Transision écologique, qu'il n'y aura pas de pénurie en déconseillant aux automobilistes d'effectuer des "pleins de précaution", c'est un autre son de cloche que nous donne M. Guillotin : "on ne fait plus sortir le fruit de notre travail. C'est à chacun sa responsabilité, c'est possible qu'il y ait des pénuries".

Un mouvement illégal selon le gouvernement

Dans ce bras de fer, la secrétaire d’Etat à l’Economie Agnès Pannier-Runacher avait jugé ces blocages illégaux. De son côté, le premier Ministre Edouard Philippe souhaitait voir la mobilisation des forces de l'ordre pour empêcher les blocages de raffineries ou de dépôts pétroliers. "Le droit de grève est parfaitement respectable et constitutionnel, [mais] le droit de blocage est parfaitement illégal", a-t-il affirmé ce matin du l'antenne de RTL.

Jugé comme des "actes abusifs" empêchant les non-grévistes de travailler, ces mouvements sont ainsi condamnés par le gouvernement. Selon l'article 431-1 du code pénal, ce délit d'entrave peut être puni par "un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende" ; une peine triplée en cas de violence.

Consultez notre carte mise à jour en temps réel pour repérer les stations-services en difficulté : 

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