Renault : le diesel disparaîtra d'ici 2030-2035

04/06/2020

Lors de son passage sur la radio RTL, le PDG de Renault Jean-Dominique Senard prédit que le diesel actuellement assujetti à de nombreuses taxes, disparaîtra de la France d'ici 10 ou 15 ans.

Lors de son passage sur la radio RTL, le PDG de Renault Jean-Dominique Senard prédit que le diesel actuellement assujetti à de nombreuses taxes, disparaîtra de la France d'ici 10 ou 15 ans.

Une transition écologique trop rapide

L'avenir du diesel est plutôt mal engagé depuis quelques années déjà, mais ce carburant pourrait finalement disparaître de nos stations-services. C'est en tout cas ce qu'a affirmé le PDG du constructeur Renault sur l'antenne de RTL en déclarant : "en 2030-2035, il n'y aura plus de diesel".

L'homme explique que face à l'urgence écologique, la réponse du gouvernement et de l'Europe ressemblait à "une très belle intention et un fond extraordinairement émotionnel." Toutefois, selon lui "on ne se rend pas compte des conséquences" d'une transition trop rapide qui aurait d'ailleurs précisément contribué à mettre à mal la filière automobile.

La France unie contre le Diesel

Face aux préoccupations climatiques aggravées par les pics de pollution de plus en plus fréquents, plus d'une vingtaine de villes en France ont décidé d'interdire progressivement ce carburant.

A Paris, le diesel sera interdit dès 2024, contre 2025 pour Strasbourg et Grenoble et 2028 pour Bordeaux. Toutes les grandes communes ont par ailleurs planché sur la mise en place de zones à faibles émissions au coeur de leur ville.

Peugeot aussi déplore la situation...

Pour mémoire, en février dernier, Arnaud Delebecque, directeur des Grands Garages de Touraine - la concession Peugeot en Indre-et-Loire - expliquait que les véhicules diesel devenaient de plus en plus impopulaires. Pour ce dernier, il n'y avait toutefois aucune raison d'encourager ce comportement.

M. Delebecque affirmait ainsi : "il y a un bruit médiatique, un diesel bashing alors que le diesel est beaucoup moins pollueur qu'il y a 10 ans. La preuve, il est moins épinglé par le malus écologique que l'essence. Et il consomme moins que l'essence."

Quoi qu'il en soit, début mars, nous apprenions que les véhicules diesel avaient toujours la côte auprès des automobilistes français. Ces derniers comptaient pour 35% des ventes aux particuliers. Cela représentait une baisse annuelle de 0,5% mais une hausse de 3,6% par rapport aux chiffres de janvier.

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